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Lifting des seins : comment la ptôse se mesure, quand une prothèse est nécessaire et où se situe la cicatrice

Göğüs dikleştirme ameliyatı öncesi iki el arasında tutulan ten rengi sütyen

La plupart des patientes qui viennent en consultation commencent par la même phrase : « Mes seins ne sont pas petits, ils sont juste tombés. » Cette phrase résume à elle seule la différence entre l’augmentation mammaire et le lifting des seins. Le lifting n’ajoute pas de volume ; il remonte le tissu existant, replace le mamelon là où il doit être et retend la peau relâchée. Dans cet article, nous expliquons comment la ptôse se mesure, quelle technique s’emploie à quel degré, quand une prothèse est nécessaire et quand elle ne l’est pas, où se situe la cicatrice et si l’allaitement est affecté, dans l’ordre même où nous le faisons en consultation.

Notre but n’est pas de décider à votre place, mais de vous montrer sur quoi repose la décision. Dans le lifting mammaire, la plupart des mauvais résultats ne viennent pas d’une mauvaise chirurgie, mais d’une mauvaise technique choisie pour la mauvaise patiente.

Qu’est-ce que la ptôse et comment la mesure-t-on en consultation ?

Le terme médical pour les seins tombants est la ptôse, et sa mesure est plus simple qu’on ne le croit. Notre repère est le sillon sous-mammaire, le pli où le sein rejoint la paroi thoracique. Si le mamelon est au-dessus de cette ligne, il n’y a pas de ptôse. Au niveau de la ligne, c’est le premier degré ; un à trois centimètres en dessous, le deuxième ; plus de trois centimètres en dessous et tourné vers le bas, le troisième. En consultation, nous faisons d’abord cette mesure, puis nous évaluons la qualité de la peau, la quantité de tissu et la symétrie des deux côtés.

Il existe aussi ce que nous appelons la fausse ptôse. Le mamelon est à la bonne place, mais l’essentiel du tissu a glissé sous le sillon ; le sein paraît « vidé ». Ces patientes demandent souvent un lifting, alors qu’il ne leur manque le plus souvent que du volume et que la bonne intervention est l’augmentation. Faire cette distinction en consultation épargne à la patiente une cicatrice inutile.

Soutien-gorge couleur chair tenu entre deux mains avant un lifting des seins
Le but du lifting n’est pas d’ajouter du volume, mais de ramener le tissu à sa place. La tenue du sein sans soutien-gorge est l’objectif de l’opération.

Je demande d’abord à la patiente de se regarder dans le miroir sans soutien-gorge. Si un sein qui paraît beau avec le soutien-gorge tombe une fois celui-ci retiré, le problème n’est pas le volume, c’est la position.La première chose que nous demandons en consultation

Pourquoi les seins tombent-ils ?

Le sein n’est pas un muscle ; il est fait de graisse, de glande et du tissu conjonctif qui les porte. Ce qui maintient ce tissu en place, c’est l’élasticité de la peau et de fins ligaments internes. Quatre choses les usent le plus. Pendant la grossesse et l’allaitement, le sein grossit puis se vide quand le lait s’arrête ; la peau reste distendue. Les grandes variations de poids ont le même effet : un sein qui a perdu puis repris quinze kilos a été distendu et relâché deux fois. Avec l’âge, le collagène de la peau diminue et les ligaments s’allongent. Et puis il y a l’hérédité : certaines patientes arrivent à vingt-cinq ans, sans grossesse, avec une ptôse de troisième degré ; leur mère avait la même.

Les idées selon lesquelles ne pas porter de soutien-gorge fait tomber les seins, ou que les crèmes et l’exercice corrigent la ptôse, sont fausses. Renforcer le muscle pectoral sous le sein améliore la posture, pas la position du sein. La seule méthode qui retire la peau distendue et remonte le tissu est la chirurgie.

Femme tenant son jean devenu trop grand après une perte de poids importante, cause fréquente de ptôse mammaire
Une perte de poids importante vide le sein et laisse la peau distendue. Chez ces patientes, le lifting se planifie une fois le poids stable depuis au moins six mois.

Les techniques de lifting mammaire : laquelle pour quel degré ?

La technique se choisit selon le degré de ptôse et la quantité de peau à retirer. Il existe quatre approches principales, et chacune laisse une cicatrice différente. La cicatrice est le prix de la technique : plus on retire de peau, plus elle est longue. Cet équilibre, nous le trouvons avec la patiente.

1

Lifting périaréolaire : autour du mamelon seulement

Utilisé pour la ptôse de premier degré et la fausse ptôse légère. Un croissant ou un anneau de peau est retiré au bord du cercle foncé autour du mamelon (l’aréole), le mamelon est remonté d’un à deux centimètres et la cicatrice se cache à la limite de l’aréole. Un fil permanent garde l’aréole ronde. C’est une méthode limitée : s’il faut remonter de plus de deux centimètres, l’aréole s’étale et la cicatrice s’élargit. Vouloir « trop » avec cette technique est la cause la plus fréquente des retouches que nous voyons.

2

Lifting vertical (en sucette) : l’aréole plus une ligne descendante

Notre technique préférée pour la ptôse de deuxième degré. À la cicatrice autour de l’aréole s’ajoute une ligne verticale descendant vers le sillon sous-mammaire ; la forme rappelle une sucette, d’où son nom. Par cette incision, le tissu mammaire est remodelé de l’intérieur, la partie basse est resserrée et le sein remonté. La cicatrice verticale est visible les premiers mois et devient un fin trait blanc après un an. Comme c’est le tissu lui-même qui est remodelé, le résultat est bien plus durable qu’un simple retrait de peau.

3

Lifting en T inversé (en ancre) : une incision à trois branches

Utilisé pour la ptôse de troisième degré, les grands excès de peau et les liftings associés à une réduction. À la cicatrice en sucette s’ajoute une cicatrice horizontale le long du sillon sous-mammaire. C’est la technique qui laisse la cicatrice la plus longue, mais aussi celle qui donne la meilleure forme dans les ptôses sévères. Les patientes regardent la cicatrice et hésitent ; nous leur disons ceci : la cicatrice horizontale sous le sein reste dans l’ombre du sein et est invisible debout. Elle ne se voit qu’allongée et dans le miroir, bras levé.

4

Lifting avec prothèses : remonté et rempli

Si la moitié supérieure du sein s’est vidée en même temps qu’il tombait, le lifting seul remonte le sein mais ne le « remplit » pas. Chez ces patientes, l’une des techniques ci-dessus est associée à une prothèse placée sous le muscle. Faire les deux dans la même séance est possible, et c’est le plus souvent ce que nous faisons ; mais quand une ptôse sévère et le souhait d’une grosse prothèse se cumulent, il est plus sûr de lifter d’abord et de poser la prothèse six mois plus tard. Deux objectifs, remonter et remplir, ne doivent pas travailler l’un contre l’autre dans la même séance.

Chirurgien en blouse et gants tenant une prothèse mammaire en silicone
La prothèse ne remplace pas le lifting ; elle s’y ajoute quand le pôle supérieur est vide. Vouloir corriger une ptôse avec une prothèse seule tire le sein encore plus bas.

Quand une prothèse est-elle nécessaire, et quand ne l’est-elle pas ?

C’est le point le plus mal compris. Les patientes demandent : « Si on met une prothèse, est-ce que ça remonte ? » La réponse est le plus souvent non. La prothèse donne du volume et peut corriger une fausse ptôse légère ; mais si le mamelon est sous le sillon sous-mammaire, une prothèse placée en dessous ne le remonte pas. Au contraire, en ajoutant du poids, elle aggrave la ptôse avec le temps. Chez ces patientes, la prothèse seule est la mauvaise opération.

À l’inverse, le lifting ne suffit pas à toutes. Si le tissu mammaire est peu abondant, la moitié supérieure vide et que la patiente veut un décolleté plein, remonter seulement déçoit ; le sein est plus haut mais paraît « petit et plat ». La décision se résume à trois questions : Où est le mamelon ? Y a-t-il du tissu dans la moitié supérieure ? Que souhaite la patiente ? La première question décide du lifting, les deuxième et troisième de la prothèse. Si une prothèse est retenue, nous détaillons la taille, la forme et la position dans notre article sur le choix de l’implant.

Médecin à son ordinateur écoutant une patiente lors d’une consultation pour lifting des seins
La technique se décide en consultation, avec des mesures. Un plan qui dit « il vous faut une verticale » sur photo ou par téléphone n’est pas fiable.

Où se situe la cicatrice et quand s’estompe-t-elle ?

Il n’existe pas de lifting sans cicatrice, et nous le disons d’emblée. Selon la technique, la cicatrice est seulement autour de l’aréole, autour de l’aréole plus une ligne verticale, ou autour de l’aréole plus verticale plus sillon sous-mammaire. La cicatrice autour de l’aréole est la moins visible, car elle reste à la limite entre peau foncée et peau claire. La cicatrice verticale est rouge et en relief les trois premiers mois, rose à six mois, fine et blanche après un an. La cicatrice sous le sein se cache dans son ombre.

La façon dont une cicatrice guérit dépend pour moitié de la technique, pour moitié des soins. Le gel ou les bandes de silicone, la protection solaire et le fait d’éviter pendant six mois les mouvements qui tirent sur la cicatrice changent nettement sa couleur et son épaisseur. Nous décrivons mois par mois l’évolution des cicatrices et les soins qui marchent vraiment, avec un calendrier photo, dans notre article sur les cicatrices.

Allaitement, sensibilité et grossesse future

Dans un lifting, le mamelon est déplacé avec ses canaux et ses vaisseaux, attaché au tissu sous-jacent ; il n’est pas coupé puis recousu. La plupart des canaux galactophores sont donc préservés et la plupart des patientes peuvent allaiter après l’opération. Aucun chirurgien ne peut toutefois garantir l’allaitement à cent pour cent ; dans les très grands déplacements et les opérations associées à une réduction, la quantité de lait peut diminuer. Aux patientes qui envisagent un enfant à court terme, nous demandons si possible d’attendre six mois après l’accouchement et la fin de l’allaitement. La raison n’est pas seulement l’allaitement : la grossesse fait regrossir puis se vider le sein et peut défaire le résultat de l’opération.

La sensibilité du mamelon diminue les premières semaines, ou au contraire augmente. Chez la plupart, elle redevient normale en trois à six mois ; chez une minorité, une baisse peut persister. Nous parlons de ce risque ouvertement avant l’opération, car pour certaines patientes une perte de sensibilité est un prix inacceptable, et cette information peut changer la technique.

Mère assise avec son bébé après la grossesse et l’allaitement, moment pour un lifting des seins
Le bon moment pour un lifting est au moins six mois après la fin du projet d’enfant et de l’allaitement. Une grossesse peut modifier le résultat de l’opération.

Calendrier de convalescence : que se passe-t-il quand ?

L’opération dure deux à trois heures sous anesthésie générale, et la patiente rentre généralement le jour même ou le lendemain matin. Un soutien-gorge chirurgical de type sport est mis en place le premier jour ; il reste jour et nuit pendant six semaines. La douleur prend la forme d’une tension et d’une sensation de plénitude les trois premiers jours ; elle cède aux antalgiques simples. L’œdème baisse la deuxième semaine et, les premiers mois, le sein paraît « trop haut et pointu ». C’est normal ; dans un lifting, le sein est volontairement laissé un peu haut, car il redescend légèrement les trois premiers mois et prend sa vraie forme à six mois.

On reprend un travail de bureau après une semaine, un travail debout après deux. La marche commence dès le premier jour, le sport léger à la quatrième semaine, la course et les poids après la sixième. Dormir sur le dos est obligatoire les six premières semaines ; dormir sur le ventre comprime le sein et peut en altérer la forme. Les fils sont résorbables et ne se retirent pas. Vous trouverez ce que vous ressentirez jour après jour dans notre article sur la convalescence après chirurgie mammaire.

Femme en brassière de sport couleur chair étirant les bras, reprise du sport après un lifting des seins
Soutien-gorge chirurgical six semaines, brassière de maintien six mois. Après un lifting, un soutien-gorge qui soutient le sein est l’investissement le moins cher pour la durée du résultat.

Le résultat est-il durable ?

Le lifting n’arrête pas la gravité ; il remonte le temps. Le tissu replacé et la peau retendue restent en place, mais le vieillissement et les variations de poids continuent. Chez une patiente qui garde son poids, n’a pas de grossesse et soutient ses seins, le résultat se conserve en grande partie dix à quinze ans. Avec des seins volumineux et lourds, une peau très relâchée et des variations de poids fréquentes, cette durée se raccourcit. C’est pourquoi, lorsqu’une ptôse sévère s’accompagne d’un sein volumineux, nous proposons aussi une légère réduction en plus du lifting ; un sein plus léger reste en place plus longtemps.

Dans les liftings avec prothèses, la durée de vie de la prothèse est un sujet à part ; les prothèses ne se posent pas une fois pour toute la vie. Nous expliquons quand les changer dans notre article sur la durée de vie des implants.

À savoir avant la consultation

  • La ptôse se mesure à la position du mamelon par rapport au sillon sous-mammaire ; il y a trois degrés.
  • Premier degré : périaréolaire ; deuxième : verticale ; troisième : T inversé.
  • La prothèse ne corrige pas la ptôse ; elle s’ajoute au lifting si la moitié supérieure est vide.
  • Il n’y a pas de lifting sans cicatrice ; elle devient un fin trait blanc après un an.
  • L’allaitement est préservé chez la plupart ; en cas de projet d’enfant, l’opération est différée.
  • Soutien-gorge chirurgical six semaines, sommeil sur le dos six semaines, forme définitive à six mois.
  • Un poids stable et un soutien-gorge de maintien conservent le résultat dix ans et plus.

Trois choses à discuter avant l’opération

D’abord, les attentes. Le lifting remonte et resserre le sein ; si vous voulez un décolleté plein ou un à deux bonnets de plus, c’est l’affaire de la prothèse et cela se discute à part. Ensuite, la cicatrice. Ce qui détermine la technique, c’est le degré de ptôse, pas le souhait d’éviter une cicatrice. Appliquer la technique périaréolaire à une ptôse de troisième degré « pour que la cicatrice soit petite » donne à la fois un résultat insuffisant et une cicatrice pire. Enfin, le moment. Si votre poids a changé dans les six derniers mois, si vous projetez une grossesse ou si vous fumez, l’opération est reportée ; parce que le tabac altère la circulation de la peau, il est la première cause de problèmes de cicatrice et de mamelon dans le lifting. Nous avons listé franchement les situations où nous n’opérons pas dans cet article.

Vous trouverez toutes nos interventions de chirurgie mammaire et notre approche sur notre page d’esthétique mammaire.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le lifting des seins ?

C’est l’opération qui remonte le tissu mammaire tombé, replace le mamelon au-dessus du sillon sous-mammaire et retire l’excès de peau. Son nom médical est la mastopexie. Elle n’ajoute pas de volume ; si l’on en souhaite, elle s’associe à une prothèse.

À qui s’adresse le lifting des seins ?

Aux patientes dont le mamelon est au niveau du sillon sous-mammaire ou en dessous, dont la peau est relâchée, dont le poids est stable depuis six mois et dont le projet d’enfant est terminé. En cas de fausse ptôse et de légère perte de volume, une prothèse peut être plus indiquée qu’un lifting.

Le lifting des seins laisse-t-il une cicatrice ?

Oui, il n’y a pas de méthode sans cicatrice. Selon la technique, elle est seulement autour de l’aréole, autour de l’aréole plus une ligne verticale, ou en T inversé. Rouge les trois premiers mois, rose à six mois, fin trait blanc après un an.

Peut-on allaiter après un lifting des seins ?

Chez la plupart des patientes, oui. Le mamelon étant déplacé avec ses canaux, la plupart des canaux galactophores sont préservés. Dans les très grands déplacements et les opérations associées à une réduction, la quantité de lait peut diminuer ; il n’y a pas de garantie.

Une prothèse est-elle indispensable pour un lifting ?

Non. La prothèse ne s’ajoute que si la moitié supérieure du sein est vide et que la patiente souhaite du volume. Une prothèse seule ne corrige pas la ptôse ; au contraire, en ajoutant du poids, elle l’aggrave avec le temps.

Quand reprendre le sport après un lifting des seins ?

La marche dès le premier jour, le sport léger à la quatrième semaine, la course et les poids après la sixième. Une brassière de maintien se porte pendant six mois.

Le résultat d’un lifting des seins est-il durable ?

Le tissu replacé reste en place, mais le vieillissement et les variations de poids continuent. Chez une patiente qui garde son poids et soutient ses seins, le résultat se conserve en grande partie dix à quinze ans. La grossesse et les grandes variations de poids raccourcissent cette durée.

Combien de temps dure un lifting des seins, et quand rentre-t-on chez soi ?

Deux à trois heures sous anesthésie générale. La patiente rentre généralement le jour même ou le lendemain matin ; travail de bureau après une semaine, sport après six semaines.

Quelle technique convient à vos seins ?

Le degré de ptôse, la qualité de votre peau et vos attentes se clarifient en quelques minutes en consultation. Parlons ensemble de la nécessité ou non d’une prothèse, de l’emplacement de la cicatrice et du bon moment pour vous.

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